Espagne: À Majorque, six cas de rougeole ont été confirmés chez des personnes non vaccinées. Il s’agit des premiers cas signalés aux Baléares en 2026. Le foyer épidémique a été détecté le 7 août et est lié à un enfant atteint de la maladie, arrivé d’un autre pays européen et qui s’était rendu aux urgences de l’hôpital Son Espases le 19 juillet. Chez les personnes qui ont ensuite été contaminées, les premiers symptômes sont apparus à partir de fin juillet.
Suède: Le 17 août 2026, les autorités sanitaires suédoises ont signalé 19 cas de rougeole liés au festival Urkult à Näsåker (du 30 juillet au 1er août), touchant principalement des enfants de moins de 18 ans. Des cas ont été signalés dans plusieurs régions suédoises. Le festival ayant attiré des visiteurs venus de Suède et d’autres pays de l’UE, une propagation supplémentaire est possible.
Une épidémie du rare hantavirus des Andes s'est déclarée à bord du paquebot MV Hondius, dans l'Atlantique Sud. Des passagers et des membres d'équipage de plusieurs pays sont touchés. Ce virus est particulier, car c'est le seul hantavirus à pouvoir se transmettre d'une personne à l'autre – généralement uniquement en cas de contact étroit et prolongé.
Entre le 8 et le 15 mai 2026, trois nouveaux cas ont été signalés: au total, on dénombre désormais: Autres points importants: les autorités s'attendent à ce que d'autres cas apparaissent, car la maladie peut se déclarer jusqu'à 6 à 8 semaines après l'infection. La quarantaine, l'isolement et la surveillance des contacts devraient toutefois permettre d'endiguer la propagation.
Autres points importants:
Pour la population générale, le risque est actuellement considéré comme très faible, tandis qu'il est jugé modéré pour les passagers du navire de croisière. Même si des cas isolés de transmission par des passagers évacués devaient se produire, une propagation à grande échelle au sein de la population est jugée improbable, car l'hantavirus des Andes n'est pas facilement transmissible et des mesures de protection ont été mises en place.
Les voyages dans les régions où l'hantavirus est présent sont globalement considérés comme présentant un faible risque.
Recommandations pour les voyageurs:
En mars 2026, le Mpox continue de se propager à l'échelle mondiale, tous clades viraux connus confondus. Le clade Ib, en particulier, a entre-temps été détecté pour la première fois dans plusieurs nouveaux pays, dont l'Argentine, l'Équateur, l'Autriche, la Russie et Singapour. De plus, une transmission au sein de la population a été constatée dans cinq pays européens: l'Autriche, la Belgique, le Portugal, l'Espagne et le Royaume-Uni.
À Madagascar (clade Ib) et au Pakistan également, la propagation au sein de la population se poursuit.
Une note positive: le 2 avril 2026, le ministère de la Santé de la République démocratique du Congo a déclaré la fin de l’épidémie de Mpox en tant qu’urgence sanitaire nationale.
Dans le même temps, les experts observent de nouveaux développements: une souche virale recombinante issue des clades Ib et IIb a été découverte chez deux voyageurs.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, certains indices suggèrent que cette souche pourrait s’être déjà propagée plus largement qu’on ne le pensait jusqu’à présent.
L’Organisation mondiale de la santé publie régulièrement des informations complémentaires et les dernières évolutions dans ses rapports sur les tendances mondiales.
Risque très faible pour la population générale, mais modéré pour les groupes à risque.
Suivez les recommandations émises par les autorités sanitaires locales.
Depuis le début de l'année et jusqu'au 20 août 2025, neuf pays européens ont signalé des cas d'infection par le virus du Nil occidental chez l'homme: l'Albanie, la Bulgarie, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, la Roumanie, la Serbie et l'Espagne. À l'heure actuelle, 67 régions sont connues pour être touchées.
Vous trouverez des informations actualisées sur le site de l'ECDC LIEN.
Les mesures de précaution suivantes sont recommandées:
Si vous avez visité une région où la fièvre du Nil occidental est transmise, ne donnez pas votre sang pendant au moins 28 jours après votre retour.
Allemagne: Le 3 juillet 2025, les autorités sanitaires allemandes ont signalé la détection de poliovirus de type 2 dérivés de vaccins circulants dans des échantillons d'eaux usées provenant de plusieurs États fédéraux:
Les virus correspondent étroitement au cluster cVDPV2 précédemment détecté au début de l'année 2025 en Espagne, en Pologne, en Allemagne, en Finlande et au Royaume-Uni.
Au 3 juillet 2025, aucun cas clinique de poliomyélite n'a été signalé dans l'UE/EEE et aucune transmission interhumaine soutenue n'a été confirmée en Allemagne.
La large propagation géographique dans l'UE/EEE, le fait que les détections se soient produites sur plusieurs mois et l'identification de sous-clusters génétiques spécifiques suggèrent au moins un certain degré de transmission locale.
Pour toute personne, y compris les réfugiés et les migrants: la vaccination systématique contre la poliomyélite conformément aux directives nationales est importante (recommandations de l'OFSP | recommandations de la Commission de vaccination allemande (eng.).
Les voyageurs se rendant dans des pays où le poliovirus sauvage ou le virus du vaccin antipoliomyélitique est endémique doivent se faire vacciner contre la poliomyélite. Voir les recommandations sur les pages consacrées aux différents pays sur le site www.healthytravel.ch.
Le 6 juin 2025, l'Espagne a signalé un cas mortel de rage humaine chez un homme de 44 ans résidant dans la Communauté valencienne.
Le patient avait été mordu à la jambe par un chien lors d'un voyage en Éthiopie en juillet 2024. Il avait nettoyé la plaie mais n'avait pas consulté de médecin ni reçu de prophylaxie post-exposition (PEP). Environ dix mois plus tard, il a développé des symptômes, notamment de la fièvre, des nausées et des changements d'humeur. Ceux-ci ont évolué vers une hydrophobie, conduisant à une suspicion clinique de rage. Malgré des soins intensifs, il est décédé le 6 juin 2025.
L'Espagne, y compris son territoire péninsulaire et ses îles, est officiellement indemne de rage terrestre depuis 1978, à l'exception d'un cas isolé en juin 2013 impliquant un chien importé du Maroc. Cependant, des cas sporadiques de rage importée continuent d'être signalés dans les villes autonomes de Ceuta et Melilla, touchant principalement des chiens et parfois des chevaux.
Ce cas tragique souligne l'importance de la sensibilisation à la rage et la nécessité cruciale d'une prophylaxie post-exposition après une exposition potentielle, telle qu'une morsure de chien, dans les destinations touristiques où la rage est endémique, même si l’exposition a eu lieu il y a plusieurs mois. Voir également la fiche d'information sur la rage.
Prévention: Évitez tout contact avec les animaux et ne les nourrissez pas! Il est recommandé aux voyageurs de se faire vacciner avant leur départ, en particulier les personnes à haut risque, telles que celles qui travaillent avec des animaux, qui conduisent des deux-roues, qui visitent des régions reculées, les jeunes enfants, les spéléologues ou toute personne susceptible d'entrer en contact avec des chauves-souris.
Comportement après exposition: après une morsure ou une griffure d'animal: lavez immédiatement la plaie à l'eau et au savon pendant 15 minutes, puis désinfectez-la et rendez-vous dans tous les cas dans un centre médical de qualité pour une vaccination post-exposition dès que possible!
Plusieurs pays de l'Union européenne ont observé une augmentation du nombre de cas signalés d'hépatite A, en particulier l'Autriche, la Tchéquie et la Hongrie.
L'augmentation des infections touche principalement les adultes sans domicile fixe, les toxicomanes et les personnes vivant dans des conditions sanitaires précaires.
La chaîne de transmission se poursuit et de nouveaux cas sont susceptibles d'apparaître.
La vaccination contre l'hépatite A est recommandée pour les personnes qui rendent visite à des amis ou à des parents dans des zones rurales reculées et/ou où les conditions d'hygiène sont mauvaises, ainsi que pour les personnes à risque.
Les données sur les cas de rougeole dans l'Union européenne et l'Espace économique européen (UE/EEE) pour les douze derniers mois montrent une augmentation significative des notifications par rapport à 2023. Entre le 1er février 2024 et le 31 janvier 2025, 32’265 personnes au total ont été diagnostiquées avec la rougeole. Au cours de cette période, la Roumanie (27’568), l'Italie (1’097), l'Allemagne (637), la Belgique (551) et l'Autriche (542) ont signalé le plus grand nombre de cas.
En raison de la circulation accrue du virus, le nombre de cas augmentera très probablement au printemps 2025. La persistance de la transmission indique des lacunes dans la couverture vaccinale contre cette maladie évitable, tant chez les enfants que chez les adolescents et les adultes.
Vérifiez votre statut vaccinal!
Toutes les personnes nées après 1963 qui ne disposent pas d'une protection prouvée contre la rougeole (anticorps ou 2 vaccins prouvés) doivent être vaccinées deux fois avec le vaccin ROR. En cas d'épidémie dans la région ou de contact avec un cas de rougeole, la vaccination est recommandée à partir de 6 mois.
Les données des derniers rapports épidémiologiques annuels de l'ECDC sur les maladies sexuellement transmissibles (STIs) montrent que le taux de notification des cas confirmés de gonorrhée dans les pays de l'Union européenne/Espace économique européen a augmenté de 31 % en 2023 par rapport à 2022 et de 321 % depuis 2014.
Les cas de syphilis continuent également d'augmenter. En 2023, 41 051 cas confirmés ont été signalés dans 29 pays de l'UE/EEE, soit une augmentation de 13 % par rapport à 2022 et un doublement par rapport à 2014.
La détection du VDPV2 dans les eaux usées n'est pas surprenante. Les personnes peuvent excréter le virus si elles viennent de pays ou ont voyagé dans des pays où le vaccin oral contre le poliovirus est encore utilisé. Le risque pour les personnes vaccinées en Allemagne est très faible en raison du taux élevé de vaccination contre la polio.
Pour toutes les personnes, y compris les réfugiés et les migrants: Une vaccination de routine contre la polio conformément aux directives nationales est importante (recommandations suisses de l'OFSP |STIKO, recommandations allemandes).
Les voyageurs, qui se rendent dans des pays où le poliovirus sauvage ou le poliovirus vaccinal est endémique, devraient se faire vacciner contre la polio, voir les recommandations sur les pages pays sous www.healthytravel.ch.
En 2024 et jusqu'au 2 octobre 2024, 18 pays d'Europe ont signalé 1 202 cas d'infection humaine par le virus du Nil occidental (VNO) acquis localement et dont le lieu d'infection est connu. Les dates de survenue les plus précoces et les plus tardives étaient respectivement le 1er mars 2024 et le 26 septembre 2024.
Des cas acquis localement ont été signalés par l'Italie (422), la Grèce (202), l 'Espagne (114), l 'Albanie (102), la Hongrie (101), la Roumanie (71), la Serbie (53), l 'Autriche (34), la Turquie (30), la France (27), la Croatie (20), l 'Allemagne (8), la Slovénie (5), le Kosovo (4), la Slovaquie (4), la Bulgarie (2), la Macédoine du Nord (2) et la République tchèque (1).
En Europe, 88 décès ont été signalés en Grèce (31), Italie (16), Albanie (13), Roumanie (10), Espagne (10), Bulgarie (2), Serbie (2), Turquie (2), France (1) et Macédoine du Nord (1).
Le nombre de cas signalés cette année est supérieur à la moyenne mensuelle des dix dernières années. Au cours de la même période de l'année 2023, 681 cas ont été signalés. Ces chiffres sont toutefois inférieurs à ceux de 2018, où 1 728 cas avaient été signalés à cette période de l'année.
Les mesures de précaution suivantes sont recommandées:
Début mai 2022, un cas de variole du singe a été détecté en Angleterre après un voyage au Nigeria. Par la suite, 6 autres cas de variole du singe ont été diagnostiqués en Angleterre chez des personnes n'ayant pas voyagé précédemment et n'ayant pas été en contact avec des cas connus associés à des voyages. Il s'agit de deux cas dans une famille et de quatre cas chez des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH). Ces derniers ont apparemment été infectés à Londres. Hormis dans la famille et pour deux des cas HSH, aucun lien entre les cas n'est connu. Deux autres cas ont encore été signalés entre-temps. Des enquêtes sur les sources de l'infection et sur d'autres cas suspects ont été lancées.
Des cas supplémentaires ont été signalés par GeoSentinel et divers médias dans les pays suivants :
Description : la variole du singe est une zoonose causée par un orthopoxvirus, un virus à ADN génétiquement apparenté aux virus de la variole et de la vaccine. La variole du singe est endémique en Afrique de l'Ouest et du Centre. Depuis septembre 2017, une augmentation des cas sont enregistrés au Nigeria, et des importations par des voyageurs de retour en Angleterre et aux États-Unis ont également été constatées en plus grand nombre ces dernières années. Il existe deux types de virus de la variole du singe : le type d'Afrique de l'Ouest et le type d'Afrique centrale (bassin du Congo).
Transmission : La variole du singe est transmise par les animaux infectés lors d'une morsure ou par contact direct avec le sang, les fluides corporels ou les lésions de l'animal infecté. Elle peut être transmise par des écorchures dans la bouche à des personnes qui mangent des animaux infectés. Il peut également être transmis d'une personne à l'autre par contact corporels avec une personne infectée (particulièrement avec le liquide des vésicules), par contact avec des fluides, par les voies respiratoires, ou par l’intermédiaire d’objets contaminés par le virus. La période d'incubation est de 5 à 21 jours, habituellement d'environ 7 à 17 jours.
Symptômes : Les symptômes de la variole du singe comprennent de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, un gonflement des ganglions lymphatiques et des frissons. 1 à 3 jours après le début des symptômes, une éruption cutanée se développe, qui peut ressembler à la varicelle ou à la syphilis et s'étendre du visage à d'autres parties du corps, y compris les organes génitaux. La maladie est généralement bénigne. Chez les personnes immunodéprimées, la maladie peut être grave. Le taux de mortalité est d'environ 1% pour le type ouest-africain et peut atteindre 10% pour le type centrafricain.
Pour plus de détails, voir la fiche d'information de l'OMS, l'ECDC et le CDC.
Il faut s'attendre à d'autres cas. Les personnes qui présentent les symptômes décrits ci-dessus doivent consulter un médecin, idéalement par téléphone au préalable. Les personnes qui ont plusieurs partenaires sexuels ou qui pratiquent le sexe occasionnel doivent être particulièrement vigilantes !
Prévention : avoir une bonne hygiène personnelle, éviter absolument tout contact avec des personnes ou des animaux malades. Lors de séjours en Afrique occidentale et centrale : ne pas consommer de viande de brousse ("bushmeat"). Le risque individuel en cas de contact avec un patient atteint de variole du singe dépend du type et de la durée du contact. En cas de contact très étroit avec un cas (p. ex. contact intime, membres de la famille, co-passager (voisin adjacent) lors de vol d'avion, personnel médical), le risque d'infection a été considéré jusqu'à présent comme modéré, mais il est probablement élevé en cas de contacts sexuels / intimes.
Source Image : NCDC
WHO 18.5.2022, RKI 19.5.2022, UK GOV, 16.5.2022, Outbreak News Today, 18.5.2022, CDC, Labor Spiez
Tous les voyageurs devraient être à jour avec la vaccination de base selon le plan de vaccination suisse, LIEN.
En cas de statut vaccinal incomplet ou inconnu, il est fortement recommandé de procéder à des vaccinations de rattrapage et de suivre les personnes concernées jusqu'à ce que la série de vaccinations soit terminée (remarque : des échantillons prélevés dans l'environnement ont été testés positifs pour le cVDPV2).
EKRM_Factsheet_Layperson_FR_Polio.pdf
Se laver régulièrement les mains après être allé aux toilettes et avant de manger ou de préparer des aliments. Éviter de consommer des aliments crus ou pas assez cuits potentiellement contaminés par des matières fécales.
La prévention principale est la vaccination. Le vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) est très efficace et bien toléré, et fait partie du programme de vaccination de base pendant l’enfance. Des combinaisons de vaccins (p.ex., avec la diphtérie et le tétanos) sont également disponibles. Après la vaccination de base, un vaccin de rappel est recommandé tous les 10 ans en cas de voyage dans certaines destinations (voir les recommandations sur la page du pays). L’OMS recommande une vaccination annuelle pour les habitants ou les visiteurs longue durée (au moins 4 semaines) de pays où circulent des poliovirus sauvages ou dérivés des vaccins oraux. Cette recommandation vise non seulement à protéger les individus, mais aussi à éviter la propagation internationale du virus.
Tous les voyageurs devraient être à jour avec la vaccination de base et les rappels selon le plan de vaccination suisse, LIEN.
Informations générales sur la Diphtérie, le Tétanos et la Coqueluche
Veuillez consulter les liens suivants de l'OFSP:
Tous les voyageurs devraient être à jour avec la vaccination de base et les rappels selon le plan de vaccination suisse, LIEN.
Informations générales sur la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR)
Veuillez consulter les liens suivants de l'OFSP:
Les voyageurs doivent être immunisés contre la varicelle. Les personnes âgées de 13 mois à 39 ans qui n'ont pas encore eu la varicelle et qui n'ont pas reçu 2 doses de vaccin contre la varicelle devraient recevoir une vaccination (2 doses avec un intervalle minimum de 4 semaines), vois plan de vaccination suisse, LIEN.
Veuillez consulter le lien suivant de l'OFSP:
Informations générales sur la varicelle et la zona (herpès zoster)
Il n’existe aucun traitement contre la rage.
Mesures post-exposition : Nettoyer immédiatement la plaie avec beaucoup d’eau et du savon pendant 10 à 15 minutes, appliquer du désinfectant (p.ex. Bétadine®, Merfen®) et se rendre en urgence (dans les 24h) auprès d’un centre hospitalier pour démarrer la vaccination post-exposition. Un vaccin antitétanique de rappel est également indiqué. Pour les personnes ayant reçu une vaccination contre la rage avant de voyager (préexposition), il est suffisant de recevoir deux doses supplémentaires (de n’importe quelle marque disponible) à 3 jours d’intervalle. En cas d’absence de vaccination préexposition complète, il est nécessaire de recevoir - en plus de la vaccination post-exposition - des immunoglobulines à titre d’immunisation passive. Il convient de noter que les immunoglobulines (et parfois, les vaccins) sont souvent indisponibles dans les milieux à faibles ressources, ce qui est source de stress et d’insécurité.Caresser des animaux n’est pas une bonne idée. Évitez de toucher des animaux sauvages, inconnus, voire morts.
La vaccination préexposition contre la rage est recommandée pour la plupart des voyageurs, et plus particulièrement pour:
Un schéma vaccinal court peut être proposé à la plupart des voyageurs: 2 injections, la première à un mois du départ si possible (minimum : 8 jours avant le départ). Un rappel est recommandé avant le prochain voyage, à un an d’intervalle minimum.
Selon la région géographique et l'espèce, les tiques peuvent porter et transmettre différents agents pathogènes. Les maladies comprennent l'ehrlichiose humaine, la maladie de Lyme, la tularémie, la babésiose, la fièvre récurrente transmise par les tiques, la fièvre pourprée des montagnes Rocheuses, d'autres rickettsioses, certaines maladies virales et plusieurs flavivirus causant des encéphalites telles que l'encéphalite à tiques (TBE). Certaines tiques peuvent également provoquer une paralysie à tiques.
En Europe, les maladies communément transmises par les tiques sont la maladie de Lyme (borréliose), l'encéphalite à tiques et la tularémie.
Aux États-Unis (et moins en Amérique du Sud), les principales maladies transmises par les tiques sont la babésiose, l'anaplasmose et l'ehrlichiose, la maladie de Powassan et le syndrome de fièvre sévère avec thrombocytopénie (STFS).
D'autres agents pathogènes importants transmis par les tiques sont des organismes bactériens causant des rickettsioses, que l'on trouve dans le monde entier. Chez les voyageurs de retour au pays, on estime que les rickettsioses sont la quatrième cause de fièvre, avec des symptômes tels qu'une éruption cutanée, des douleurs abdominales et une escarre, tâche noire à l'endroit de la piqûre infectante.
Les maladies transmises par les tiques peuvent être présentes dans le monde entier, mais leur distribution dépend de la situation géographique (voir carte).
Les régions présentant un risque accru d’encéphalite à tiques comprennent l'Europe centrale et orientale ainsi que les pays baltes et nordiques. L'encéphalopathie spongiforme bovine est également répandue en Russie, depuis la frontière occidentale avec l'Europe jusqu'à la frontière orientale.
La borréliose de Lyme est l'infection transmise par les tiques la plus répandue dans les régions tempérées d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Asie, et sa répartition géographique ne cesse de s'étendre. L'Europe centrale est la région d'Europe où les taux d'infection par les tiques sont les plus élevés (jeunes tiques/nymphes >10% ; tiques adultes >20%), en particulier en Autriche, en République tchèque, dans le sud de l'Allemagne, en Suisse, en Slovaquie et en Slovénie
La babésiose est présente dans certaines régions d'Amérique du Nord et dans les zones forestières d'Europe et d'Asie de l'Est.
L'anaplasmose est fréquente en Amérique du Nord, en Europe et en Chine.
L'ehrlichiose est fréquente aux États-Unis, dans certaines régions d'Europe, en Amérique du Sud et en Afrique.
La maladie de Powassan est présente dans le nord-est des États-Unis et dans l'extrême est de la Russie, tandis que le syndrome de fièvre grave avec thrombocytopénie (SFTS) est présent aux États-Unis et dans la région Asie-Pacifique.
Les rickettsioses sont présentes dans le monde entier. La fièvre à tiques africaine (FTA) est la rickettsiose la plus fréquemment signalée, contractée au cours d'un voyage, en Afrique australe (en particulier au Botswana, en Afrique du Sud et au Zimbabwe).
La fièvre boutonneuse méditerranéenne, signalée parmi les voyageurs américains et britanniques de retour au pays, est présente dans une grande partie de l'Afrique, de l'Europe, de l'Inde et du Moyen-Orient, tandis que la fièvre boutonneuse des montagnes Rocheuses est communément présente au Canada, dans certaines parties de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud, ainsi qu'aux États-Unis.
La fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC) est une maladie virale rare mais grave, transmise par les piqûres de tiques ou par contact avec le sang d'animaux infectés. Il s'agit de la fièvre hémorragique virale la plus répandue en Europe de l'Est et du Sud, dans le bassin méditerranéen, dans le nord-ouest de la Chine, en Asie centrale, en Afrique, au Moyen-Orient et dans le sous-continent indien. Les professionnels de la santé et les personnes qui manipulent du bétail courent un risque plus élevé.
La clé de la prévention des maladies transmises par les tiques est de se protéger contre les piqûres de tiques (voir aussi la fiche "Prévention des piqûres de moustiques et de tiques"):
La meilleure prévention contre l'encéphalite à tiques consiste à se faire vacciner, ce qui est recommandé si l'on vit ou si l'on voyage dans une zone endémique. Le vaccin protège contre tous les sous-types de virus.
Informations générales sur la grippe saisonnière (influenza)
Veuillez consulter les liens suivants de l'OFSP:
Au cours de l'année 2018, les premiers cas de dengue acquis localement ont été signalés, la transmission ayant eu lieu au région Cádiz, Catalonia et Murcia. Le risque est faible.
Dengue_Factsheet_Public_ECTM_FR.pdf
Insect_and_Tick_Bite_Protection_Factsheet_Public_ECTM_FR.pdf
Dans trois cas sur quatre, l’infection reste asymptomatique. Après une courte période d’incubation, généralement entre cinq et huit jours, une personne infectée sur quatre présente une fièvre d’apparition brutale, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires, ainsi que de la nausée et des vomissements. Des douleurs rétro-occulaires sont également caractéristiques. Une éruption cutanée survient généralement au troisième ou quatrième jour de la maladie. Au bout de quatre ou sept jours, la fièvre par tomber, mais de la fatigue peut persister pendant plusieurs jours ou semaines.
Dans de rares cas, la maladie peut se compliquer en dengue sévère. Les enfants et les personnes âgées autochtones, ainsi que les personnes ayant déjà été infectées par la dengue, sont particulièrement vulnérables. Il est extrêmement rare que des touristes présentent une dengue sévère. Les premiers jours, la maladie suit l’évolution de la dengue classique, mais à partir du quatrième ou cinquième jour, généralement une fois la fièvre tombée, l’état général s’aggrave: chute de la pression artérielle, essoufflement, gêne abdominale, saignements de nez, de la peau ou des muqueuses. Dans les cas les plus graves, un état de choc potentiellement mortel peut survenir.
Il n’existe aucun traitement spécifique contre la dengue. La prise en charge consiste à atténuer et surveiller l’évolution des symptômes: baisser la fièvre, soulager les douleurs oculaires, dorsales, musculaires et articulaires, et surveiller la coagulation et la tension artérielle. Les patients présentant des symptômes graves doivent être hospitalisés.
Pour faire baisser la fièvre ou soulager la douleur, il est recommandé d’administrer des médicaments contenant du paracétamol ou de l’acétaminophène comme principe actif (p.ex. Acetalgin® Dafalgan®). Les médicaments composés d’acide acétylsalicylique (p.ex. Aspirine®, Alcacyl®, Aspégic®) sont à éviter.
Une protection efficace contre les moustiques pendant la journée et surtout au crépuscule (au coucher du soleil) est la meilleure mesure de prévention:
Pour de plus amples informations, veuillez consulter la fiche d'information sur la "Protection contre les piqûres d'insectes et de tiques".
Note sur les vaccins contre la dengue Qdenga®:
Une protection constante contre les moustiques pendant la journée (voir ci-dessus) reste la mesure préventive la plus importante contre la dengue!
Il existe un risque de maladies transmises par des arthropodes autres que le paludisme, la dengue, le chikungunya ou le zika dans les régions subtropicales et dans certaines régions d'Europe du Sud. Il s'agit notamment des maladies suivantes [et de leurs vecteurs] :
Vivre sa sexualité librement et de manière responsable fait partie d’une vie saine. Savoir prendre soin de soi et des autres est particulièrement important lorsque l’on se trouve dans des situations nouvelles, comme lors d’un voyage.
Les voyageurs qui ont des relations sexuelles occasionnelles sont généralement plus exposés au risque de contracter des infections sexuellement transmissibles (IST), y compris le VIH. Être à l’étranger, tout en rencontrant de nouvelles personnes, peut vous amener à adopter des comportements différents et à prendre plus de risques que chez vous. Il est important de savoir que certaines pratiques – telles que les rapports sexuels non protégés et/ou le fait d’avoir plusieurs nouveaux partenaires sexuels – peuvent augmenter considérablement le risque d’IST. Certaines IST peuvent entraîner de graves complications dans certaines circonstances et peuvent également être transmises à d’autres partenaires si elles ne sont pas diagnostiquées et traitées à temps. Si vous ne savez pas si vous êtes exposé(e) à un risque, l’outil « Risk Check » de Love Life peut vous aider.
Important: les IST peuvent également se manifester sans aucun symptôme ou avec des symptômes très légers. Même si vous n’en avez pas conscience, vous pouvez contaminer d’autres personnes. Même en l’absence de symptômes, vous devriez consulter votre médecin si vous avez eu des rapports sexuels non protégés avec un nouveau partenaire ou plusieurs partenaires. En effet, un dépistage et un traitement précoces sont essentiels pour prévenir la transmission et les complications liées à des IST non traitées.
Les IST peuvent être diagnostiquées lors d’un examen physique ou en analysant un échantillon d’urine, une lésion, une cloque ou un prélèvement effectué au niveau du vagin, du pénis, de la gorge ou de l’anus. Des analyses sanguines peuvent faciliter certains diagnostics (hépatites A, B et C, VIH et syphilis).
Le moment choisi pour le dépistage est important, car certaines infections peuvent ne pas être détectables immédiatement après l’exposition (fenêtre diagnostique). Pour exclure une infection, le dépistage du VIH et de la syphilis doit généralement être effectué au moins 6 semaines après le rapport sexuel. Dans le cas de la chlamydia et de la gonorrhée, le dépistage doit être effectué au moins 2 semaines après le rapport. Cela ne s’applique qu’en l’absence de symptômes.
Il faut également tenir compte du fait que l’accès à des tests et à des traitements fiables peut être limité dans certaines destinations.
Avant de partir en voyage:
Pendant le voyage:
Depuis de nombreuses années, le virus de mpox est communément présent en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale, où l'on trouve le réservoir naturel présumé, à savoir les petits mammifères. Il existe deux types de virus de mpox, appelés "clades", qui provoquent la maladie: le clade I en Afrique centrale et le clade II en Afrique de l'Ouest. Depuis la fin des campagnes de vaccination antivariolique au début des années 1980, les cas de mpox ont augmenté, d'abord lentement, puis de manière significative au cours des 5 à 10 dernières années, en particulier en République démocratique du Congo (RDC).
En 2022, un nouveau sous-clade émergent du clade II (clade IIb) a été à l'origine d'une épidémie mondiale qui s'est propagée principalement par contact sexuel parmi les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes. Cette épidémie a donné lieu à la première urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) déclarée par l'OMS jusqu'en 2023. Bien que l'épidémie de clade IIb soit désormais sous contrôle, cette variant du virus continue de circuler dans le monde entier.
En 2024, la propagation continue du clade I de mpox dans les régions endémiques d'Afrique centrale, en particulier en RDC, et l'émergence d'un nouveau sous-clade Ib dans l'est de la RDC et dans les pays voisins ont suscité une inquiétude mondiale et incité l'OMS à déclarer une USPPI pour la deuxième fois en deux ans. La propagation géographique actuelle du clade Ib du mpox se fait par des voies commerciales par contact sexuel (par exemple les travailleuess du sexe), suivies d'une transmission locale dans les foyers et d'autres environnements (qui devient de plus en plus importante).
Transmission de l'animal à l'humain
Mpox peut se transmettre de l'animal à l'humain lorsqu'il entre en contact direct avec un animal infecté (rongeurs ou primates).
Transmission de personne à personne
Mpox peut se transmettre d'une personne à l'autre par contact physique étroit (sexuel ou non) avec une personne présentant les symptômes de la maladie. Les lésions de la peau et des muqueuses, les fluides corporels et les croûtes sont particulièrement infectieux. Une personne peut également être infectée en touchant ou en manipulant des vêtements, de la literie, des serviettes ou des objets tels que des ustensiles de cuisine ou des plats qui ont été contaminés par une personne symptomatique. Les membres de la famille, les proches aidants et les partenaires sexuels d'un cas confirmé de mpox sont plus à risque d'être infectés, de même que les professionels de santé qui traitent un cas sans protection personnelle adéquate.
La période d'incubation (temps écoulé entre l'infection et l'apparition des symptômes) varie de quelques jours à 3 semaines. Mpox provoque une éruption cutanée qui peut être douloureuse, associée à un gonflement des ganglions lymphatiques et à de la fièvre. La fièvre peut apparaître avant la phase d'éruption. Les autres symptômes comprennent des douleurs musculaires, des douleurs dorsales et de la fatigue. L'éruption peut être localisée ou généralisée, avec seulement quelques lésions cutanées ou jusqu'à des centaines. Elle touche principalement le visage, le tronc, la paume des mains et la plante des pieds. Elle peut également être présente dans les régions génitales et sur les muqueuses telles que dans la bouche et la gorge. Les symptômes durent généralement de 2 à 4 semaines et la personne reste contagieuse jusqu'à ce que toutes les lésions soient guéries (une fois que les croûtes soient tombées). Les complications comprennent des infections bactériennes secondaires, des infections des poumons et du cerveau, l'atteinte d'autres organes, les fausses couches, etc.
Les enfants, les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli courent un risque plus élevé de développer une forme grave de mpox.
La majorité des personnes atteintes de mpox se rétablissent spontanément et n'ont pas besoin d'un traitement antiviral spécifique. La prise en charge consiste à soulager la douleur et les autres symptômes et à prévenir les complications (par exemple, la surinfection). Il n'existe pas de traitement antiviral établi, mais plusieurs traitements antiviraux sont étudiés dans différents pays et peuvent être utilisés dans le cadre d'essais ou dans des situations cliniques, conformément aux recommandations des sociétés médicales nationales.
En cas de symptômes:
Précautions générales:
Vaccination:
Il existe actuellement un vaccin contre mpox (appelé Imvanex® ou Jynneos®, selon l'endroit où vous vivez). Ce vaccin a été développé à l'origine pour lutter contre la variole humaine, mais il offre une protection croisée contre le mpox. En Suisse, le vaccin Jynneos® est homologué par Swissmedic depuis 2024. Les groupes à risque (par exemple les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ou les personnes transgenres, ayant des partenaires sexuels multiples) sont éligibles à la vaccination depuis 2022, et cette recommandation reste inchangée (voir les recommandations de l'OFSP). Au vu de la situation épidémiologique en Afrique en 2024, la Commission suisse d'experts pour la médecine des voyages recommande la vaccination contre le mpox aux professionnels qui sont/seront en contact avec des patients ou des animaux suspects de mpox dans des régions endémiques/épidémiques ou qui travaillent dans un laboratoire avec le virus (pour les mises à jour, voir news).
Le risque pour la population générale et les voyageurs (touristes) est considéré comme extrêmement faible si les précautions générales susmentionnées sont respectées et la vaccination n'est pas recommandée.
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